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Le refuge du Bois Rulaud

Aux origines…

Tout commence au bord du torrent de l'Ubaye, dans la zone industrielle de Saint Pons près de Barcelonnette, dans une ancienne décharge sans eau courante ni électricité et encore moins d'abris. En 1973, par amour pour les animaux, Yva Moyon décide de créer un petit refuge dédié aux animaux abandonnés et maltraités en plein cœur de la montagne (Refuge qui existe toujours aujourd'hui, géré par l'association Audacce). Le quotidien y est rude, il faut construire des niches avec les moyens du bord ou encore aller chercher l'eau directement dans l'Ubaye.

Le saviez-vous ?

L'un de nos parc est fréquemment appelé le parc à Charlotte, mais pourquoi ? Et bien, ce parc fut spécialement construit pour Charlotte, une laie sauvée par le refuge en 1989.

La création du refuge

En 1975, Yva Moyon tourne la page, elle arrive à Saintes sans projet de protection animale en tête, un nouveau départ pour elle. Jusqu'au jour où elle trouve Tartine, une petite griffonne épuisée et trempée qui s'agrippe de toutes ses forces à une branche morte, une corde lestée d'une grosse pierre attachée au cou. Cherchant un lieu où mettre la chienne en sécurité, elle se rend compte qu'il n'y a aucun refuge dans les alentours, le plus proche étant à La Rochelle à soixante-cinq kilomètres de là. 

Trop loin, beaucoup trop loin, et à proximité seuls quelques âmes charitables pour aider les animaux errants. L'idée lui traverse alors la tête "J'ai déjà ouvert un refuge, je sais comment m'y prendre". La situation ne pouvait plus durer, il fallait ouvrir un refuge pour venir en aide aux animaux en détresse de la région de Saintes.

 

Les épreuves pour y parvenir s'annonçaient difficiles mais pas insurmontables pour Yva Moyon. Elle a d'abord constitué une équipe, des amis des animaux, réalistes, efficaces et disponibles, des qualités rarissimes.

Il a ensuite fallu démontrer que la création d'un refuge était incontournable, trouver un système crédible et convaincant afin de trouver l'argent indispensable à la construction d'un refuge.

Juin 1976, ouverture du refuge

Et ce fut chose faite, grâce à la détermination d'Yva Moyon et à l'association des vingt-trois maires du Syndicat intercommunal de Saintes, la construction de refuge peut commencer. Les vingt-trois communes passent alors un accord avec la SPA de Saintes qui s'engage de son côté à recueillir tous les animaux en divagation ou abandonnés sur les communes.

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Le Refuge fut créé selon les idées d'Yva Moyon, un lieu ouvert, transparent, naturel et propre. Pas de murs, pas de cages, mais de grands espaces dans lesquels pouvaient évoluer des groupes de chiens. De grands parcs clôturés, entourés de boxs transparents afin que jamais un chien  ne se sente pris au piège, isolé, captif.

C'est donc au bois Rulaud, petite forêt de chênes verts à trois kilomètresde la ville, mise à disposition par la Ville de Saintes, que le refuge ouvre ses portes le 15 Juin 1976.

Au quotidien

En Janvier 1985, la France se transforme en Sibérie. Au Refuge, il fait moins 17 °. Il n'y a plus d'eau depuis une semaine. Plusieurs fois par jour, les employés font la course, portant dans les parcs et les boxes un peu d'eau chaude pour que les chiens puissent boire. Chaque niche est bourrée de paille. D'épais rideaux de protection protègent du froid mordant. Et toute la journée, salariés et bénévoles courent avec les chiens pour les réchauffer, les uns après les autres.

Plan du Refuge en 1980

Plan du refuge en 1980

Les animaux n'ont pas tardé à affluer, de plus en plus nombreux chaque année. Petit à petit, le refuge devient trop petit et le nombre de communes partenaires  augmente. Le refuge parvient à s'agrandir grâce à des legs et des dons pour accueillir toujours plus d'animaux, toutes sortes d'animaux. Au fil du temps, n'ayant pas la capacité pour s'occuper de tous, le refuge privilégiera les chiens et les chats. Les salariés et les bénévoles travaillent main dans la main pour offrir les meilleurs soins et conditions de vie aux animaux d'année en année.

Jusqu'à aujourd'hui

​Le refuge de Saintes a dû faire face au décès d'Yva Moyon en 2024, décès qui a bouleversé toute l'équipe qui a malgré tout su tenir le cap afin de faire perdurer les valeurs, l'engagement et la combativité qu'Yva Moyon a toujours transmises au travers du refuge. Depuis ce jour, c'est désormais Mélissa Pontois qui a repris le flambeau de la présidence. Bénévole très assidue, puis membre du conseil d'administration, Mélissa a baigné dans cet univers depuis sa plus tendre enfance. Elle connaît le refuge sur le bout des doigts et prend son rôle très à cœur, avec la sincérité et la détermination de ce lieu si cher à son cœur. Mélissa Pontois et son équipe de salariés et de bénévoles contribuent à l'amélioration du refuge tout en maintenant l'authenticité et les valeurs transmises par Yva Moyon durant des années. C'est un vent de jeunesse et de renouveau qui souffle sur le refuge et qui, sans aucun doute, promet de poursuivre cette belle aventure tant que des animaux auront besoin d'aide. 

SPA de Saintes, Le Refuge du Bois Rulaud
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